Il y aura toujours des voleurs d’enfance...
Le documentaire de Paul Arcand, Les Voleurs d’enfance,
arrive sur nos écrans vendredi et déjà il suscite colère et
indignation. Le film nous plonge non seulement dans l’horreur des
enfants maltraités, il nous met aussi face à l'échec d'une société, la
nôtre, qui voudrait que chacun de ses enfants grandisse dans le
bonheur... Bienvenue sur Terre.
Quand je pense aux abus que certains enfants subissent, il me vient
en tête une image. Une vieille image que j’ai vue dans le journal alors
que je devais avoir 6 ou 7 ans. Une image qui me hante encore. Il
s’agissait d’une illustration montrant des enfants martyrisés: on avait
attaché sur leurs visages des couches pleines d’excréments. J’avais 6
ou 7 ans et mes yeux de gamin venaient d’être témoins, pour la première
fois, de la faillite de l’Homme.
Depuis, j’ai entendu des dizaines d’histoires d’enfants maltraités.
J’ai entendu le pire. Et cela m’indigne toujours comme si c’était la
première fois. Faire du mal aux enfants, c’est lâche, sordide, abject. À une époque où j’avais les idées plus radicales, je me plaisais à
imaginer une société où il serait nécessaire d'obtenir un "permis" pour
avoir des enfants. Une formalité pour empêcher les désaxés d’engendrer
de futurs esclaves afin d'assouvir leurs bas instincts... Je n’ai plus ce genre d’idées, mais le problème reste entier. Il y
aura toujours des voleurs d’enfance et si la société ne peut les
stopper à temps, elle pourrait au moins protéger ceux qui ont traverser
l'enfer. Ce n'est pas une mince tâche. On critique beaucoup la Direction de la protection de la jeunesse
(DPJ) par les temps qui courent. Ce "système" qui semble causer plus de
mal que de bien en transformant des enfants abusés en adultes
mésadaptés. Même s’il ne faut pas généraliser, force est d’admettre que
la DPJ a ses ratés. Mais dans tout ce débat entourant la DPJ, un truc me chicote...
Comment font-ils, dans les autres pays, pour protéger leurs enfants?
Comment font-ils en France, aux États-Unis, en Asie? Le savez-vous?

Quelle horreur, je n'ai pas encore vu le documentaire d'Arcand et les larmes dévalaient sur mon visage lorsque j'ai entendu parler le Docteur Julien qui était à l'émission "Tout Le Monde En Parle" de dimanche le 9 octobre dernier. Je suis bien d'accord que ce ne sont pas tous les intervenants jeunesse qui sont pourris mais on peut certainement dire qu'ils souffrent comme beaucoup d'entre nous, de lâcheté !
Séraphin et Aurore ont du succès au Box office, pourquoi ? Parce qu'ils réflètent bien ce que plusieurs sont, des lâches et des hypocrites qui font semblant de ne rien voir, pour ne pas perdre leur petit salaire ou leur petit avoir, voilà ! Certains choisissent d'Être et d'autres choisissent d'Avoir !
Point à la ligne !
Rédigé par: Serge Lemire | le 10/10/2005 à 10:45