La java des petits sacs
À partir du 1er janvier 2010, les sacs de plastique et les emballages
non biodégradables seront bannis en France. Alors que plusieurs pays
ont déjà sévi contre la prolifération des petits sacs blancs, nos élus
provinciaux se complaisent toujours dans le "oui, mais"...
Ces sacs de plastique qu’on nous tend à l’épicerie sont déjà
interdits en Afrique du Sud et en Corse. Des mesures de réduction sont
aussi en place en Irlande, au Japon, au Bangladesh, au Danemark, à Hong
Kong, en Inde, en Italie, au Royaume-Uni et à Taïwan...
Au Québec, on débat encore. Le 11 mai dernier, à l’initiative du
député péquiste de Lac-Saint-Jean Stéphan Tremblay, qui veut soumettre
un projet de loi interdisant la distribution de sacs non
biodégradables, nos élus à l'Assemblée nationale ont même passé deux
bonnes heures à papoter sacs de plastique. Ils ont tourné la question
de tous les bords, étalé des chiffres et même pimenté la discussion de
quelques boutades et anecdotes personnelles... Le fin fond de l’histoire? Rien. On en reparlera à la fin du mois d’octobre... Pour l’instant, le débat au Québec semble se perdre dans des
considérations scientifiques, étant donné que l'on vise surtout à
remplacer l'utilisation de sacs de plastiques par des sacs dits «
dégradables ». Or, qu’est-ce qu’un sac « dégradable »? Combien de temps
cela prend-il à un sac « dégradable » pour se décomposer? Et d'abord,
pourquoi le mot « dégradable » n'est-il pas dans le dictionnaire? Y
a-t-il un expert qui pourrait nous sortir une étude sur le sujet? L'enjeu des sacs de plastique n’a pourtant rien de scientifique.
Elle relève d’un truc qui semble se perdre, mais que nos aïeux
appelaient le gros bon sens. Le sac jetable qu’on nous tend à
l’épicerie, qu’il soit fait en plastique, en papier, en maïs ou en
vessie de licorne, n’est tout simplement pas une bonne idée. Parce
qu’il est jetable. Avant même de parler de sacs « dégradables », il faut, purement et
simplement, réduire l’utilisation de sacs jetables, que nous consommons
à hauteur de 2 milliards par année au Québec. Parce que le gros bon
sens nous dicte que le meilleur déchet est celui qu’on ne crée pas... Faisons comme l’Irlande et imposons au consommateur une écotaxe de
0,25 $ par sac jetable utilisé. Très vite, certains y repenseront à
deux fois avant d’exiger un sac pour transporter une barre de chocolat,
et je vous garantis que le marché des sacs de toile explosera du jour
au lendemain!

Bonjour je vous suggère de consulter le lien suivant, vous vous rendrez compte que chaque geste compte et que que l'on peux se responsabiliser vis à vis cette problématique.
La campagne Mon sac, je le réutilise consiste à informer et sensibiliser les citoyens et commerçants des impacts environnementaux de l’utilisation des sacs de plastique. L’objectif est d’inciter les consommateurs à adopter un comportement plus durable face à leur utilisation et encourager l’utilisation des sacs réutilisables.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le lien suivant; www.monsacjelereutilise.ca
Rédigé par: Genevieve dubé | le 01/08/2006 à 14:38