Le retour du nucléaire
Et moi qui pensais que c’était
mort et enterré, le nucléaire. Voilà qu’on recommence à en parler...
Pourquoi? Notre unique réacteur nucléaire, Gentilly-2, est sur le point
d’atteindre la fin de sa vie utile et Hydro-Québec entend dépenser 1,2
milliard de dollars pour le rénover. Du coup, on est bon pour un autre
débat: doit-on garder le nucléaire au Québec, ou s’en débarrasser une
fois pour toutes?
À l’émission de Marie-France Bazzo, Il va y avoir du sport, on débattait ferme l’autre soir: "Pour ou contre l’énergie nucléaire?". Du côté des "pour", un vulgarisateur scientifique dont le nom m’échappe minimisait la dangerosité réelle des rejets radioactifs d’une centrale nucléaire. Il précisait qu’après seulement 500 ans, les déchets avaient suffisamment perdu de leur radioactivité pour que l’on n’ait plus besoin de les conserver dans des structures blindées...
500 ans? Hé, les amis! Il y a 500 ans, Jacques Cartier était probablement plus préoccupé par son acné juvénile que par d'éventuelles escapades maritimes jusqu'au Nouveau Monde! Il s'est quand même passé deux ou trois trucs au Québec depuis 500 ans, à commencer par l'arrivée des premiers colons et la naissance de la société québécoise telle que nous la connaissons aujourd'hui!
À ce que je sache, les autochtones qui peuplaient les terres du Québec il y a 500 ans ne nous ont pas laissé de déchets qui, aujourd’hui, pourraient être considérés comme suffisamment sécuritaires pour que l’on puisse les sortir de leur coffrage blindé!
Je le répète, il peut se passer deux ou trois trucs incontrôlables en 500 ans d'Histoire humaine. Mes enfants, petits-enfants et arrières-petits-enfants feront bien ce qu'ils veulent de leur passage sur Terre, mais je n'ai certainement pas envie qu'ils héritent de la tâche ingrate de gérer nos déchets nucléaires, avec tout les emmerdements que cela peut impliquer.
Rien qu'à y penser, j’éprouve un profond malaise. Pas vous?

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