Du golf à Noël
Au
moment d’écrire ces lignes, il fait un beau 12° Celsius dehors. Et nous sommes le 29 novembre. J’ai le
goût de dire «Bye bye boss» et d’aller jouer au golf! Noël approche
après tout... Mais bon, étant donné que j’haïs le golf pour mourir, que
je suis mon propre patron et que j’ai tout de même une chronique à
livrer, je me résigne à vous parler de changements climatiques. Oui,
encore.
Il faut dire que, vous en avez peut-être entendu parler, il y a la
11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se
déroule à Montréal ces jours-ci. Des milliers de représentants des pays
signataires du Protocole de Kyoto doivent discuter de l’après-Kyoto. Un
gros événement qui, on l’espère, donnera des résultats. Parce que ça
presse!
Tout le monde parle de changements climatiques actuellement et c’est
tant mieux. La semaine dernière, j’ai d’ailleurs assisté à un symposium
à l’Université McGill. Le thème: «Comment faire la part entre la
demande croissante en énergie et la menace des changements climatiques?» Un grand sujet. Quatre panélistes étaient là pour débattre de la
question. Parmi eux, M. Amory B. Lovins, un physicien américain au
propos drôlement pertinent. Le type est un spécialiste de l’efficacité
énergétique reconnu internationalement. Depuis plus de 20 ans, il est à
la tête d’une firme, Rocky Mountain Institute,
qui aide les grandes entreprises, notamment, à réduire leur
consommation d’électricité. Cela leur permet de couper leurs coûts de
production, d’augmenter leurs profits, d’aider l’environnement et de
rendre heureux leurs actionnaires... En 1993, il a inventé une voiture hybride ultra-efficace
pour Nissan. Et l’an dernier, il a même collaboré avec le Pentagone
pour tenter de trouver des façons d’éliminer, aux États-Unis, la dépendance au pétrole. Malgré sa moustache, l’homme est inspirant. Parce qu’il est dans
l’action. Quand il parle de moyens à envisager pour lutter contre les
changements climatiques, il s’appuie sur des exemples concrets. Selon
lui, le nucléaire est une solution devenue inutile. «Il est beaucoup
moins coûteux d’économiser de l’énergie que d’en produire», a-t-il dit.
Il prétend que si l’on mettait en place une politique sérieuse
d’efficacité énergétique, couplée à des technologies vertes déjà
connues (solaire, éolien, hydroélectricité), on pourrait suffire à nos
besoins tout en respectant l’environnement... Maintenant, la question qui tue. Pourquoi, diable, des gens comme M. Lovins ne font-ils jamais le saut en politique?

La réponse qui tue.
Je pense que ça serait une des meilleures façons de les faire " TERRE " .
Rédigé par: myradia | le 14/10/2006 à 18:09