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29/11/2005

Du golf à Noël

GolfhiverAu moment d’écrire ces lignes, il fait un beau 12° Celsius dehors. Et nous sommes le 29 novembre. J’ai le goût de dire «Bye bye boss» et d’aller jouer au golf! Noël approche après tout... Mais bon, étant donné que j’haïs le golf pour mourir, que je suis mon propre patron et que j’ai tout de même une chronique à livrer, je me résigne à vous parler de changements climatiques. Oui, encore.

Il faut dire que, vous en avez peut-être entendu parler, il y a la 11e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se déroule à Montréal ces jours-ci. Des milliers de représentants des pays signataires du Protocole de Kyoto doivent discuter de l’après-Kyoto. Un gros événement qui, on l’espère, donnera des résultats. Parce que ça presse!

Tout le monde parle de changements climatiques actuellement et c’est tant mieux. La semaine dernière, j’ai d’ailleurs assisté à un symposium à l’Université McGill. Le thème: «Comment faire la part entre la demande croissante en énergie et la menace des changements climatiques?»

Un grand sujet. Quatre panélistes étaient là pour débattre de la question. Parmi eux, M. Amory B. Lovins, un physicien américain au propos drôlement pertinent. Le type est un spécialiste de l’efficacité énergétique reconnu internationalement. Depuis plus de 20 ans, il est à la tête d’une firme, Rocky Mountain Institute, qui aide les grandes entreprises, notamment, à réduire leur consommation d’électricité. Cela leur permet de couper leurs coûts de production, d’augmenter leurs profits, d’aider l’environnement et de rendre heureux leurs actionnaires... En 1993, il a inventé une voiture hybride ultra-efficace pour Nissan. Et l’an dernier, il a même collaboré avec le Pentagone pour tenter de trouver des façons d’éliminer, aux États-Unis, la dépendance au pétrole.

Malgré sa moustache, l’homme est inspirant. Parce qu’il est dans l’action. Quand il parle de moyens à envisager pour lutter contre les changements climatiques, il s’appuie sur des exemples concrets. Selon lui, le nucléaire est une solution devenue inutile. «Il est beaucoup moins coûteux d’économiser de l’énergie que d’en produire», a-t-il dit. Il prétend que si l’on mettait en place une politique sérieuse d’efficacité énergétique, couplée à des technologies vertes déjà connues (solaire, éolien, hydroélectricité), on pourrait suffire à nos besoins tout en respectant l’environnement...

Maintenant, la question qui tue. Pourquoi, diable, des gens comme M. Lovins ne font-ils jamais le saut en politique?

Commentaires

La réponse qui tue.

Je pense que ça serait une des meilleures façons de les faire " TERRE " .


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