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04/11/2006

Dieu®

Jesus Les gourous du marketing n’ont rien inventé.  Le premier fils de pub, c’est Jésus.

Pensez-y. Cela prend du génie publicitaire pour faire d’un instrument de torture –la croix- le logo le plus reconnu et vénéré du monde. Et cela nécessite toute une stratégie de commercialisation pour déployer à l’échelle globale des succursales de la foi –les églises- conçues et pensées pour promouvoir la marque «Dieu».

Depuis deux millénaires, l’Église catholique se comporte telle une multinationale, usant de toutes les stratégies marketing pour mieux vendre du petit Jésus.

C’est du moins la démonstration que fait Bruno Ballardini dans son essai Jésus lave plus blanc (Boréal). L’exercice a quelque chose de culotté. L’auteur raconte l’histoire de l’Église à travers la lorgnette du publicitaire et dépeint le christianisme comme la plus vaste campagne marketing de l’histoire occidentale.

Ballardini, professeur de publicité à l’Université de Rome, ne manque pas d’arguments pour étayer sa thèse. Ainsi, l’apôtre Paul aurait inventé le marketing direct en envoyant son «mailing» promotionnel de la parole du Christ aux leaders et puissants groupes d’opinions de son époque. L’Église aurait aussi été la première à faire du merchandising, et ce, en vendant mille et un gadgets (amulettes et icônes religieuses) pour fidéliser sa «clientèle». Par ailleurs, en transformant chaque «client» en porteurs de la «Bonne Nouvelle», la religion chrétienne aurait créé le «marketing viral» bien avant la lettre...

En somme, c’est à la messe du dimanche que les futurs publicitaires devraient faire leurs classes. Car si l’on en croit Ballardini, et n’en déplaise à nos plus éminents gourous de la pub, l’Église catholique serait la mieux placée pour donner des leçons de marketing-mix!

Admettons que ses stratégies ont porté fruit. L’Église a tout de même réussi à faire de l’histoire d’un type mort sur une croix une entreprise lucrative comptant aujourd’hui un milliard et demi de fidèles. Cela, en proposant un produit à l’origine gratuit et immatériel... Chapeau!

Plus encore, l’Église aurait réussi là où ont échoué les experts en marketing. «Le marketing moderne s’est constitué comme un ensemble de principes, écrit Bruno Ballardini. L’Église a non seulement montré qu’elle savait poser des principes, mais aussi les contredire de façon tout aussi infaillible.» Un exemple parmi tant d’autres: lors de l’Inquisition, l’Église a littéralement «tué» sa concurrence, en dépit de son noble message d’amour... Quelle autre multinationale aurait survécu à un tel scandale?

Malgré les apparences, Jésus lave plus blanc n’est pas à proprement dit une critique de la religion catholique. Avec ce bouquin, Ballardini souhaite davantage sensibiliser le lecteur aux tentatives de manipulations dont nous sommes tous la cible, autant par la pub que par la religion.

Or, tel qu’en conclut l’auteur, une vérité demeure: peu importe les stratégies employées, aucun publicitaire ni aucun évangéliste ne pourront jamais nous «vendre» des valeurs qui n’existent pas déjà en nous. L’amour chrétien n’est finalement qu’une «marque» de l’amour, une valeur humaine datant de bien avant cette fameuse nuit de Noël...

Ainsi soit-il.

Jésus lave plus blanc – ou comment l’Église a inventé le marketing
de Bruno Ballardini, traduit de l’italien par Jean-Luc Defromont
Boréal, 2006, 204 p.

Texte original paru dans l'hebdomadaire Voir le 26 octobre 2006

Commentaires

Est-ce que c'est ce savon que l'Église a utilisée pour le lavage des cerveaux.

Quand est-il des méthodes de propagande actuelles de l'Église catholique?

L'infiltration de l'Opus Dei dans nos médias, voici quelques unes de mes notes:

« L’Opus Dei y affirmait compter des membres actifs dans 97 universités et collèges, 694 journaux et magazines, 52 stations de radio et de télévision, 32 agences de presse et 12 compagnies cinématographiques sur tous les continents » (…) « …l’organisation fondée par Escriva voulait être reconnue comme une force d’infiltration catholique à l’échelle du monde… » (…) …ferait peser particulièrement son influence sur les institutions d’enseignement, les médias et les milieux d’affaire dans les pays occidentaux » Paul Hofmann (chef du bureau de Rome du New York Times), Payot 1984 page 280.

« Notons la force des réseaux familiaux et la puissance de l'Opus Dei, sorte de super-puissance du renseignement (elle mobilise 100 000 personnes influentes dans 475 universités, 604 journaux et magazines, 52 réseaux de radio ou de télévision, 38 agences de presse, 12 compagnies cinématographiques ». Bases Publications, Numéro de Juin 2001 - n°173 par François Libmann.

« En 1990, l'annuaire pontifical donne 76 246 membres dont 74 508 laïcs, 1 395 prêtres et 343 séminaristes de grands séminaires; en 1998, 82 135 membres toujours selon l'Annuaire pontifical, et selon les calculs de Peter Hertel, tout au plus 70 000 membres répartis dans seulement 59 pays, ce qui n'est déjà pas si mal... Au total, l'Opus Dei dirigerait et/ou financerait 479 universités, lycées et collèges, 604 publications d'importance, 52 stations de radio, 38 agences de 12 sociétés de production et de distribution de films. »

« En 1998, il était établi que l'Opus Dei s'investissait dans 497 universités, 52 stations de radio, 12 sociétés de production cinématographique et 38 agences de presse ». (Lorsque vous contrôler des agences de presse vous contrôler l’information de centaines voire de milliers de journaux de radios et de programmes de télévisions puisque beaucoup puissent leur information dans la même source. La source est contaminée, tous ceux qui s’y abreuvent sont empoisonnés).

Si déjà en 1998 ce nombre était astronomique, imaginez-vous comment il peut être en 2007 !

Pratiquement tous les médias s'abreuvent aux mêmes agences de Presse. Qui contrôles ces agences, contrôle l'information mondiale!

Vous avez écrit:

« L’Église catholique serait la mieux placée pour donner des leçons de marketing-mix (…)
L’Église aurait aussi été la première à faire du merchandising et ce, en vendant mille et un gadgets (amulettes et icônes religieux) pour fidéliser sa clientèle. (…) …L’Église a non seulement montré qu’elle savait poser des principes, mais aussi les contredire de façon tout aussi infaillible. Un exemple parmi tant d’autres: lors de l’Inquisition, l’Église a littéralement «tué» sa concurrence, en dépit de son noble message d’amour... Quelle autre multinationale aurait survécu à un tel scandale?».

Comment aujourd'hui l'Église s'y prend t-elle pour éliminer la concurrence? Organisations anti sectes, campagne médiatique sur les 'accommodements raisonnables'par exemple. L'important c'est de toujours les mettres sur le banc des accusés, les démoniser pour suciter la peur la crainte voir la haine. Faute de mérites, l'Église depuis toujours s'est élevée en abaissant les autres.


Propagande

complicité avec les médias

BULLETIN D’INFORMATION Faculté de théologie et science religieuses (U. Laval)
La Faculté dans les MÉDIAS
(Quelques-unes des interventions faites par les professeurs de la Faculté)

TVA. Participation à l’émission TVA en direct.com sur les accommodements raisonnables, le 18 décembre 2006.

TVA/LCN. Participation à l’émission Denis Lévesque sur les sectes religieuses, le 20 décembre 2006.

Radio-Canada. Entrevue sur le sapin de Noël et l’accommodement raisonnable pour le Téléjournal, le 15 décembre 2006

Planète Bleue (maison de production) Participation à l’émission Missing Link sur les miracles et le satanisme, le 22 novembre L’émission sera diffusée en janvier 2007 au Canal Z.

Au fil des événements, Université Laval. Entrevue sur Jésus au cinéma pour l’article Les dernières scènes, le 16 novembre 2006.

Montréal Campus. Entrevue sur Les mormons pour l’article Conversion complet-cravate le 1er novembre 2006

TVA. Participation à l’émission TVA en direct.com sur la Rose-Croix AMORC, le 10 octobre 2006.

TVA. Participation à l’émission TVA en direct.com sur la Mission de l’Esprit-Saint, le 4 octobre 2006.

RDI, 98,5 fm, Radio-Canada Montréal. Entrevues sur la Société Amish en Pennsulvanie, le 3 octobre 2006.

TQS. Participation au Journal du MIDI sur la place de la religion dans la société, le 12 septembre 2006.

TQS. Entrevue sur les Témoins de Jéhovah pout l’émission Le Grand Journal, le 30 août 2006.

Aussi 22 émissions Radio Ville-Marie (partenariat Faculté de théologie et de sciences religieuses-Faculté de musique-Département d’information et de communication de la Faculté des lettres-la station Radio Ville-Marie de Montréal) Radio Galilée (Québec) 90,9 fm. ‘Jésus, un Palestinien du premier siècle, les 16,17, 23 et 24 décembre 2006.

Autres conférences; Sectes, nouvelles religions et société, dans le cadre des Rencontres Saint-Vincent-de-Paul, Québec le 24 octobre 2006. Les langages du patrimoine religieux et la communication donnée au colloque sur le Québec 23 et 24 novembre 2006

Que mène le Baccalauréat en Théologie? (à titre d’exemple celle de l’Université de Laval)

- Prêtre – Professeur- Animateur de pastorale – Aumônier (force armées) – Intervenant communautaire – Chargé de projet –chargé de communication – accompagnateur spirituel. Employeurs – Diocèses – Paroisses – Écoles – Forces armées canadiennes- Réseau de la santé et des services sociaux – Organismes gouvernementaux – Organismes communautaires – Centre de détention – Organismes de développement International (Unesco, ACDI, erc.) Tous ces individus formés dans la doctrine catholique vont aussi se retrouver au sein d’organismes autres qu’officiellement religieux. Pourquoi dans le réseau de la santé et des services sociaux? Dans les organismes gouvernementaux? Dans les organismes communautaires? (On discutera plus en détail de toutes les implications).

Donc des théologiens catholiques qui forment des catholiques pour occuper des fonctions ci-dessus sont appeler à commenter sur les accommodements raisonnables et les rivaux de l’Église catholique! Ces théologiens forment de futurs prêtres! Le conflit d’intérêt saute aux yeux! Ça n’empêche pas les médias d’avoir des liens plus que privilégier avec eux! Dans le domaine politique la vigilance des médias en matière d’éthique journalistique est bien moins permissive, une simple apparence de conflit d’intérêt suffi pour se questionner sur des motifs cachés. (Ex. l’affaire du journaliste Bernard Draiville 8 février 2007, J.M. 09/02/07 p.5)

Dire que ce n’est que ‘quelques-unes des interventions faites par les professeurs de la Faculté de l université de Laval’ et on ne parle ici de quelques individus! Fait troublant, des bureaux de l’Opus Dei sont à proximité et y héberges des étudiants… Et elle est très active à l’université. Il y a bien d’autres intervenants catholiques qui ont obtenues les mêmes supports médiatiques. On a une image de ce qui se passe en coulisse au Québec depuis des dizaines d’années. C’est la bonne vieille méthode de l’inquisition qui consiste à faire peur, à démoniser et à mettre tous les adversaires de l’Église dans le même panier! D’un autre côté on met en valeur le plus possible l’Église et son chef et on minimise les points négatifs et même, on va jusqu’à ignorer la nouvelle en partie ou en totalité.

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