Une femme de paroles
Il
n'y a pas à dire, Pauline Marois est amoureuse de la langue française.
Elle aime les mots. Elle aime les utiliser pour exprimer avec justesse
et poésie... le caractère absolument improductif de son programme
politique!
Oui, Pauline Marois est une femme de paroles. Elle est arrivée à la tête du PQ en ramenant dans le vocabulaire du parti le mot « nous ». Ce fut l'onde de choc. Hier, c'était au tour de la « conversation nationale » d'entrer dans
la liste des belles expressions péquistes. Il s'agit d'une façon
extrême de dire « étapisme », selon André Pratte (La Presse). Eh oui, après les « conditions gagnantes », la « gouvernance nationale », maintenant, l'art millénaire de la conversation! Mme Marois soutient que cette « conversation » permettra « de débattre à nouveau du projet de souveraineté du Québec. » Je n'ai que 30 ans et j'en ai assez du tétage péquiste. Surtout que ce jonglage avec les mots ne sert en fin de compte qu'à
faire gagner du temps à des politiciens de carrière qui savent très
bien qu'ils ne verront pas la couleur du « pays » de leur vivant. Car, ne nous trompons pas, peu importe la formule utilisée pour
adoucir la pilule souverainiste, on finira toujours par se retrouver
devant le même choix. Se séparer du Canada, oui ou non?
Il n'y a pas à dire, Pauline Marois est amoureuse de la langue française ?
Je n'en suis pas sûr. Je crois que madame Marois est une grande dame qui mérite notre respect et notre admiration. Mais certaines de ses prises de position m'inquiètent.
Je me souviens l'avoir déjà entendu dire à la télé de Radio-Canada, lorsqu'elle était Ministre de l'Éducation que la grammaire et le dictionnaire n'étaient pas des livres obligatoires parce que ce n'étaient que des livres de références. Elle disait qu'un ou deux volumes par classe, c'était suffisant.
Rédigé par: Jacques Dalpé | 23/08/2008 at 15:18